L'homme a besoin de s'identifier à ce qu'il défend ou combat, et cette identification passe nécessairement (mais pas seulement) par la reconnaissance physique toute simple. C'est la clause de sécurité des démocraties autant que celle des dictatures: les électeurs en démocratie en ont assez de voir le nom du même dirigeant, tout comme les individus sous les dictatures peuvent cristalliser les résistances dans les représentations permenantes du pouvoir, nécessité de la propagande.

Mais lorsque le pouvoir ne présente plus de visage, doit-on s'inquiéter?

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La bureaucratie excessive, la multiplication des cloisons, la dilution des responsabilités liées directement au terrain (qui n'incluent donc pas les instruments du pouvoir), la distension du lien entre le citoyen et l'Etat servent tous à asseoir un pouvoir déshumanisé, ultimement manipulé par des individus eux-mêmes corrompus par lui.

Mais surtout l'absence de visage du pouvoir laisse présager des dysfonctionnement sérieux des mécanismes sociaux: la future première dictature permanente?